Tribulations d'une musicienne à Gnomeland

mardi 29 décembre 2009

Pierre et le Typhanon (1 : genèse du spectacle)

En 2006-2007, les enseignants d'une école (9 classes à l'époque, hein, quand même) avaient pensé que "ça serait bien de monter un conte musical". OK, pas de problème, mettez-vous d'accord sur un conte, après on s'occupe du reste.
Les mois passent, arrive janvier, toujours pas de conte... pas une réunion pour en discuter, nada. Supaÿr. Bon ben Flo tu vas prendre les choses en main et faire le boulot toi-même, sinon en 2050 on n'aura toujours pas de sujet pour le spectacle.

Je file donc googliser un peu pour voir ce qui serait "musiquable" et tombe sur un conte de Daniel Leduc, "le Typhanon".
L'histoire est sympa, mais looooooongue, et certains passages sont un poil trop violents pour aborder ça avec les mioches. Qu'à cela ne tienne, je vais tailler dedans et ramener tout ça à des proportions mettables en scène.
Sitôt dit, sitôt fait, je punaise le synopsis en salle des maîtres avec un petit mot "j'ai trouvé ça comme conte, ça m'a l'air pas mal, pourriez-vous le lire et me dire ce que vous en pensez".
Comme ça n'allait guère bon train, je décide de tout entreprendre, mise en scène, création des musiques et des chansons et tout le toutim.

Le travail a réellement débuté en février, pour un spectacle prévu fin mai. Autant dire du chaud bouillant.
Le bronx quand on a commencé à aller répéter sur scène... pas UNE SEULE fois je n'ai eu tout le monde en répète, surtout pas à la générale où l'acteur principal de la première partie a carrément "oublié" de venir. C'était mal barré...

Pour arranger les choses, la scène est toute petite, même pas 50 m² : obligation de la réserver aux acteurs pendant que les musiciens et choristes seraient plantés en devant de scène, en bas.
(réaction de certains géniteurs d'apprenants après le spectacle : "ouiiiiii maiiiiiiiiis pourquoi izétépatousse sur scène, on les voyait pas, j'ai pas eu mon bicounet d'amûr dans mon caméscope, gnagnagna..." bah essayez de caser 200 personnes sur un plateau d'à peine 45 m² et on en reparle, OK? Pinaise... *cri primal folk*).
 Je n'ai jamais dû être aussi verte d'appréhension que ce soir-là.

Bon. Bref. Ça s'est bien passé quand même. Mais c'est la dernière fois que je me tape tout le boulot.

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