Tribulations d'une musicienne à Gnomeland

lundi 28 décembre 2009

Au théâtre de la Colonne avec Steve Waring et Alain Gibert

En 93, j'ai foiré mon DUMI. En 94 aussi. En 95 je ne l'ai pas passé, ayant pris un congé sabbatique.
Mais après, il a bien fallu s'y remettre pour clore les quelques modules qu'il me restait à finir. Dont la "réalisation de terrain", qui eu lieu pour moi, après Ste-Maxime et Marseille , à l'école Jean Macé de Miramas.

Le projet portait sur l'apprentissage aux gamins des chants d'un opéra de Steve Waring et Alain Gibert, "le Roi démonté".

Rien ne va plus en Pénombrie... les ennemis d'Ombragie (qui s'expriment en rotant, quelle poilade) ont embarqué la tête du roi Mardi 5... (un roi un peu compliqué, quintuple)

 Après lecture de la partition, houla, j'ai pensé que jamais je n'y arriverais. C'était quand même bien costaud comme musique, et les mélodies à chanter (notamment le "canon de la tête du roi") étaient plus qu'ardues.

Bon...

Vers le milieu d'année vinrent les répétitions, en compagnie des mes collègues Cerise (naaaaaaaan, pas celle de la pub) et Rémi qui planchaient sur le même projet (et jouaient dans le petit orchestre formé pour le spectacle), pour la partie vocale.

Et puis, petit à petit, il a fallu aller aux grosses répètes sur scène, au théâtre de la Colonne, avec notre metteur en scène Bernard Ravet, le mari de notre CPEM de l'époque... metteur en scène qui faisait s'arracher les cheveux à tout le monde parce qu'il n'arrêtait pas de dire "corde", vocable proscrit dans le monde théâtral.
C'était bien le bazar quand même, il y avait un échafaudage côté cour pour caser tous les membres du roi, la grosse chorale côté jardin avec le ptit orchestre tout au bout, et mézigue en bas, en superchef de choeur avec mon superpupitre à rétro-éclairage subcosmique.

Steve Waring et Alain Gibert sont venus répéter aux dernières séances avant le jour J. Je les pensais très très inaccessibles... ben pas du tout. On a sympathisé, et on s'est gondolé comme des baleines même le soir de la première représentation où je flippais un peu car la mère Quinzii et sa clique venaient m'évaluer pour mon examen final.

Ce fut un bon spectacle, sauf pour le canon de la tête où j'ai un peu planté les départs, mais bonne représentation quand même. La salle était blindée. La clique me colla un 11/20, ça me suffisait pour enfin en finir avec ce DUMI à la noix.
On a rejoué le lendemain en journée, c'était bien plus cool (tu parles, quand t'as pas tous les yeux du jury vissés à tes omoplates, ça va tout de suite mieux).

Je garde un excellent souvenir de cette expérience. J'en ai quelques photos en N&B argentique quelque part dans des cartons, si je surmonte ma flemme de chercher et de numériser, je les mettrai en ligne.

1 commentaires:

  1. En fait tu expérimentes les sensations qu'éprouve, par exemple, Gustav Leonhardt, en façe de son orchestre et dos au public et CRITIQUES ! C'est MONSTRUEUX ...

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